Entre maladie de Charcot et euthanasie, Thomas Dutronc revient sur l’un des plus grands drames de sa vie.

Dimanche 2 mai, Thomas Dutronc était l’invité de Vivement Dimanche. L’occasion de se remémorer de tendres souvenirs avec sa mère, Françoise Hardy. « Enfant, ma mère me faisait écouter des choses, je me rappelle que j’étais très fan d’Eddy Mitchell et d’Alain Souchon, elle m’emmenait tout le temps les voir à l’Olympia, j’adorais ça. Véronique Sanson et Gainsbourg, aussi. Et après ado, j’ai commencé à écouter mes trucs, des trucs américains du top 50. J’écoutais aussi beaucoup de Chuck Berry, de Jimi Hendrix… », a expliqué en effet le chanteur.

“Son état de santé n’est pas formidable.”

Ce dernier s’inquiète d’ailleurs énormément pour sa mère. Car les médecins lui ont diagnostiqué un lymphome. « Son état de santé n’est pas formidable. Elle va bien niveau cancer. Elle est vraiment en rémission. Mais elle a plein de petits pépins au quotidien qui font que sa vie est pénible. », a-t-il en effet révélé. La chanteuse de 76 ans n’aurait donc pas une grande forme morale.

«On ne peut pas être chanteuse et être dans cet état-là, ce n’est pas compatible. J’ai ma gorge qui est fragile, je ne sais pas si je pourrais jamais m’en servir à nouveau », reconnait-elle pour sa part. En effet, Françoise Hardy a entre autres perdu l’ouïe d’une oreille. « Je ne suis pas sûre d’arriver à chanter à nouveau ni même d’en avoir envie parce que quand on est à moitié sourd, ça me paraît pas possible. J’ai 75 ans, je pense que j’ai assez chanté comme ça.», a-t-elle fait savoir dans les colonnes de Paris-Match.

Aujourd’hui, le fils de Jacques Dutronc a jeté son dévolu sur le swing manouche et le répertoire de Django Reinhardt. « Django je l’ai découvert plus tard, à dix-huit ans, quand je commençais à jouer de la guitare (…) Je me suis dit : ‘ah bon, on peut jouer aussi comme ça ? C’est incroyable !’ », se souvient-il ainsi.

Il a donc tracé un chemin musical en dehors des traces de son père. Jacques Dutronc, lui, a vu disparaitre de nombreux amis, à commencer par Johnny Hallyday. Alors, pour ne pas finir comme eux, il a décidé de se calmer sur la boisson. Mais il a carrément décidé de stopper du jour au lendemain. Découvrez comment il a fait !

“Ça lui a fait très peur”

D’après le biographe Frédéric Quinonero, Jacques Dutronc aurait décidé de tirer un trait sur la boisson du jour au lendemain. Il aurait en effet eu une espèce électrochoc. “Parce que ça lui a fait très peur. La mort de Johnny, c’est la perte d’un ami d’enfance qu’il a toujours connu. Il a pris conscience tout à coup de la fragilité de la vie, il s’est dit qu’il pouvait bien être le prochain… d’autant que c’est Eddy Mitchel qui chante ‘Et s’il n’en reste qu’un, je serai celui-là’. Si cette prophétie est juste, la prochaine ‘vieille canaille’ à disparaître, c’est Jacques”., a ainsi confié Frédéric Quinonero au journal Nord Éclair.

Quant à Thomas Dutronc, l’un des pires souvenirs concernant la maladie dans sa famille concerne sa grand-mère. Invité sur le plateau de “6 à la maison” le 24 mars dernier, Thomas Dutronc a raconté que sa grand-mère avait en effet lutté âprement contre la maladie de Charcot. “À un moment elle ne pouvait plus faire sa toilette, se nourrir, elle n’était plus du tout indépendante… Même aller aux toilettes toute seule (…) elle disait que le jour où ça lui arriverait, elle voudrait disparaître“.

“Un jour, je lui ai dit au revoir”

À 70 ans, la grand-mère de l’artiste a donc pris la décision de partir via une euthanasie. « Un jour, je lui ai dit au revoir, elle allait le faire pendant l’été, elle ne voulait pas me dire la date, j’étais quand même gamin, ça me faisait beaucoup de peine. Et puis voilà, elle est partie, parce qu’elle ne voulait pas vivre en étant diminuée. Du coup, je savais qu’elle allait mourir, donc je suis allé la voir toutes les semaines pendant toute l’année scolaire. »