Le public l’a suivi depuis des années et elle leur en est très reconnaissante. Mais ne serait-elle pas lassée ?

“J’aime profondément les gens. Cela fait partie de mon caractère”, a tenu à expliquer la maman de Peter et d’Abbie à nos confrères de Télé 7 Jours lundi 17 mai. “Depuis toujours, je m’intéresse, je suis curieuse, je rassure. J’espère être le vent dans le dos qui pousse mes amis”, a-t-elle poursuivi. Mais au cours de cet entretien, l’animatrice de Ça commence aujourd’hui a très vite donné quelques signes de lassitude. On vous dit tout !

Pour Faustine Bollaert, tout semblait aller pour le mieux. Présentatrice hors pair, elle officie désormais sur France 2 dans le magazine Ça commence aujourd’hui. Côté vie privée, c’est également une maman comblée. Elle élève ses deux enfants : la petite Abbie née en 2013 et son petit frère Peter, né en 2015. Et bien sûr, elle vit une merveilleuse histoire d’amour avec le père de ses enfants, l’écrivain Maxime Chattam. « Evidemment, j’admire infiniment mon mari, mais je n’en parle pas souvent. », avait-elle ainsi confié au magazine Pleine Vie.

Elle « s’amuse » sur les réseaux sociaux

Pourtant, de temps à autre, elle partage à ses fans des instants magiques qu’elle partage avec son mari. « Je souligne certains moments charnières dans une année et parfois j’en profite pour lui faire un clin d’œil. Je garde une pudeur par rapport à lui, mais nous nous amusons sur les réseaux sociaux parce que nous avons deux univers très forts que nous aimons partager avec les gens. C’est un juste retour des choses de donner un peu de moi parce que les gens se confient beaucoup à moi. Je m’amuse de notre famille un peu improbable pour certains. », explique-t-elle en effet à nos confrères de Pleine Vie.

« Nous n’avons pas connu de grosses disputes, de crises… »

Faustine Bollaert n’hésite pas à reconnaitre que le confinement lui a permis de découvrir de nouvelles choses sur sa famille. Cette interview date en effet de mai 2020. « J’ai appris qu’on s’entendait tous très bien. Il n’y a jamais de cris à la maison, nous n’avons pas connu de grosses disputes, de crises… Avec mon mari aussi, nous nous entendons très bien finalement. Nous sommes soudés, les enfants sont bien dans leur peau et sont restés préservés de cette ambiance. La situation m’a confortée dans le fait que nous étions une famille sereine. »

Faustine Bollaert est ainsi une femme comblée. On a du mal à croire que la situation a basculé. Elle expliquait encore il y a moins d’un an qu’elle avait ainsi d’autres projets. « J’adorerais créer quelque chose de mes mains. J’aimerais explorer ma créativité. J’ai eu l’occasion d’écrire une petite histoire pour enfants pour un podcast. J’ai pris un plaisir fou à m’immerger dans mon propre univers. Ecrire un livre, une pièce de théâtre, doubler un dessin animé… Ce sont des projets qui m’attirent. J’ai envie que mon métier dure comme ça parce que je l’adore mais, en même temps, je souhaiterais explorer ailleurs. Pourquoi pas nous lancer dans une collection de livres pour enfants, à deux avec mon mari ? J’y réfléchis de plus en plus sérieusement, je me sens enfin légitime pour le faire. »

Faustine Bollaert: « J’estime avoir une mission très importante. »

Mais elle tient énormément à son rôle de journaliste qu’elle prend très au sérieux. « J’estime avoir une mission très importante qui, effectivement, prend encore plus de sens quand tout n’est pas rose. En ce moment, l’actualité est tellement lourde et puissante qu’on a cité des tas de situations, mais sans vraiment donner la parole à ceux qui n’ont pas pu dire au revoir à des proches, aux familles séparées, aux parents coincés avec des enfants porteurs de handicap, aux gens qui ont décidé de changer radicalement de vie… Je ressens une nécessité d’écoute et d’échange, désormais. »

Faustine Bollaert avoue avoir créé des liens indéfectibles avec son public, qui la suit pour certains, depuis 20 ans déjà. “J’ai créé un lien très fort avec eux depuis vingt ans, ils m’ont vu passer par toutes les étapes, ils m’ont vue enceinte, me marier… J’ai l’impression de faire un peu partie de leur famille. Ils m’ont vu vieillir, nous avons une relation assez intime”, a-t-elle confessé.

Néanmoins, présenter une émission aussi chronophage en émotion et en énergie, pourrait-il devenir lassant ? “Non, a-t-elle répondu sans réfléchir. Avant de préciser : Il y a simplement des moments où j’ai besoin d’une pause, de me concentrer un peu plus sur moi, je reviens dans ma vie pour mieux revenir à celle des autres” . Et l’on peut aisément comprendre cette nécessité de prendre du recul !