Le mardi 3 novembre 2020, le jeune Antony Cesar a émerveillé les jurés de La France a un incroyable talent. Danseur, sangliste et acrobate autodidacte, il a enchaîné une chorégraphie à couper le souffle. Hélène Ségara n’a pas pu se retenir. La chanteuse a actionné le Golden buzzer, l’envoyant directement en finale. A 18 ans, sous la pluie de confettis et d’applaudissement, Antony Cesar, 18 ans, avait du mal à contenir sa joie.

Antony Cesar, formé par un chorégraphe célèbre

Le jeune prodige autodidacte a commencé avec ses parents puis il a vite été repéré par Bruno Vandelli. Le danseur et chorégraphe originaire de Cannes avait participé à Popstars en 2002. Lors d’un concours international, Antony Cesar impressionne Bruno Vandelli. “J’étais dans le jury, raconte ce dernier aux journalistes de Purepeople. Je l’ai remarqué, je suis allé le voir, lui et ses parents, pour lui dire qu’il avait un potentiel de danseur incroyable. Je l’ai fait prendre comme boursier au sein de mon centre de danse. Il apprend le classique, le hip hop, le contemporain depuis 2 ans à raison de 25h par semaine. En juillet dernier, je lui ai dit que je voudrais le présenter à Incroyable Talent pour propulser sa carrière. Il m’a avoué que c’était un rêve d’enfant.”

Marianne James boude le Golden buzzer d’Hélène Ségara

Bruno Vandelli et le papa d’Antony ont créé ensemble la chorégraphie pour M6 mêlant acrobatie et sangles. Si Hélène Ségara n’a pas regretté d’avoir recours au Golden buzzer, Marianne James a critiqué cet enchaînement de mouvements. Pour elle, cette chorégraphie était un peu “datée”, un avis qui lui a valu les huées du public.

Fair-play, Bruno Vandelli ne lui en veut pas pour autant : “Je n’ai pas de problème avec ce qu’elle a dit, d’autant qu’elle se contredit un peu dans son discours, en valorisant des choses que j’ai chorégraphiées, explique-t-il. Il n’y a pas de chorégraphe dans ce jury. Quand on parle de ce métier-là, il faut d’abord en être imprégné pour savoir ce que ça représente.”

« On a officiellement touché le fond »

Le Golden buzzer crispe souvent les membres du jury lorsqu’ils ne sont pas d’accord entre eux. Ainsi, Philippe Katerine a adoré le poétologue Louÿs de Belleville. L’interprète de J’adore a actionné le Golden Buzzer pour ce candidat surréaliste. Sugar Sammy a aussitôt fait entendre son mécontentement. « Je me sens comme dans un dîner de cons à l’inverse : c’est les cons qui m’ont invité », a osé lancer Sugar Sammy avant de conclure : « On a officiellement touché le fond ».

En coulisse, l’artiste a révélé ne pas avoir de problème avec les critiques. « Je conçois que la folie que j’exprime sur scène, l’univers que je transmets, ne sont pas immédiatement fédérateurs. Mais, au moins, la réaction a été sincère et authentique et c’est ce qui compte. Je ne sais pas pourquoi. Ça m’a fait plaisir de voir que les gens me huaient parce que c’est une forme de révolte qui existe, c’est du vivant ».