Avec 40 victoires, Baptiste Fisson ne doit pas son titre à la chance. Le grand maestro dévoile les coulisses de son ascension.

Baptiste Fisson: Incollable sur un répertoire musical immense et varié, le candidat Baptiste Fisson a finalement décidé de passer le relai. Jeudi 29 avril dernier, l’ancien danseur de ballet a fait ses adieux à l’émission de Nagui. Il se classe ainsi parmi les 25 meilleurs maestros de N’Oubliez pas les paroles. Mais cette magnifique victoire n’est en aucun cas le fruit du hasard.

Baptiste Fisson: ” Ce n’était que du plaisir à chaque fois “

Ce qu’il faut déjà savoir, c’est que le jeune homme n’a rien lâché pour arriver sur le plateau de l’émission. En effet, il a passé le casting 4 fois ! Et à aucun moment il n’a baissé les bras. « Ce n’est pas mon genre. Ce n’était que du plaisir à chaque fois, surtout que j’ai eu la chance de faire mes trois premiers castings en présentiel. Je passais toutes les étapes à chaque fois donc je me disais bien que je pourrais devenir candidat. Et entre deux castings, je me suis permis de demander ce qui n’allait pas pour pouvoir bosser. », a-t-il en effet révélé dans les colonnes de Femme Actuelle.

Il a donc potassé ce qu’il n’allait pas. « On m’avait dit que c’était un peu ma voix, un peu mon rythme. On comprend pourquoi quand on me voit sur le plateau ! Mais le quatrième casting, j’étais peut-être plus détendu parce que c’était en vidéo, et que j’ai pu la refaire deux fois avant de l’envoyer. », a-t-il ainsi poursuivi.

” C’est insensé, il n’a pas d’oreillette “

Une fois arrivé sous les projecteurs, tout s’est bien passé. Surtout, sa relation avec Nagui l’a agréablement surpris. « Nous ne nous voyons pas en dehors du plateau, mais on a une relation tellement harmonieuse. », a-t-il également confié aux journalistes de Femme Actuelle. « Ça a été vraiment une belle surprise, parce que je n’avais pas d’attentes particulières. Ça a matché d’enfer, et ça se voit à l’écran. On rigole beaucoup, ça circule bien entre nous. Et Nagui est incroyable. J’ai mesuré son talent et son professionnalisme. C’est insensé, il n’a pas d’oreillette et il a un ordinateur dans la tête. Il est parfaitement à l’écoute et curieux de ceux qui sont en face de lui. »

” J’ai vu des gens sortir du plateau complètement effondrés “

Pour remporter autant de victoire, pas de mystère ! Baptiste a cravaché dur. « J’ai d’abord mémorisé les chansons en les écoutant tout simplement, et ensuite j’ai fait beaucoup de karaoké. Il faut aussi trouver un équilibre entre le travail intensif et le lâcher-prise. J’ai vu des gens sortir du plateau complètement effondrés parce qu’ils avaient perdu et qu’ils venaient de passer deux ans de leur vie à ne faire que ça. Il ne faut pas oublier que c’est un jeu !

Et d’ajouter : ” Ça je l’avais bien en tête, parce que c’est ce qui est arrivé à ma sœur, Juliette. C’est avec elle que je me suis préparé de façon intensive, parce qu’elle est passée deux fois dans l’émission. Elle me l’a carrément fait découvrir il y a quatre ans ! Elle avait toutes ses chances de faire un beau parcours mais le maestro Paul a fait sonner la clochette, et elle a eu un petit contrecoup après sa défaite. »

A ses côtés, son compagnon l’a beaucoup aidé. « Il a été mon premier coach au quotidien. Il a supporté toutes les étapes de mes révisions, les heures de karaoké dans le salon… Il m’a énormément fait réviser. D’ailleurs, j’ai eu la chance de tomber sur des “mêmes chansons” qui lui tenaient à cœur. Il me demandait tout le temps de les chanter, alors je ne voulais pas le décevoir ! »

” Ce fut une aventure extraordinaire “

Au moment de quitter l’émission, Baptiste reconnait ne garder que de bons souvenirs. “Ce fut une aventure extraordinaire, et je pèse mes mots, durant un mois avec Nagui dans une émission qui m’a beaucoup apporté sur tant de points : humains, artistiques, émotionnels, et aussi financiers, c’est vrai, il faut le dire”, déclare le Maestro au quotidien Sud-Ouest.

Et d’ajouter : “J’ai arrêté la danse en août 2018, j’ai commencé à apprendre des titres tout seul, trois ans d’apprentissage, en me basant sur les paroles des chansons enregistrées à la Sacem, en participant à des karaokés sur Youtube, j’ai récité les paroles, comme des poésies, je me suis créé des fiches, de A à Z, des années 60 à aujourd’hui, de ‘Retiens la nuit’ de Johnny à Aya Nakamura ! Le panel est large !”

La mémoire ne fait pas tout cependant. “Il faut apprendre par cœur, mais aussi gérer le stress, ressortir les bonnes paroles au bon moment, sans trembler, ni hésiter, car la moindre bafouille est fatale”. Aujourd’hui, il peut se targuer de connaitre par cœur 400 titres hétéroclites. “J’ai enchaîné les victoires grâce à ma préparation, les chansons apprises par cœur pendant trois ans, mon mental et ma faculté de concentration sans oublier cette petite part de réussite”. Au sein de la rédaction d’nous, on l’applaudit chaudement !

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