Victime de harcèlement scolaire, Bilal Hassani souhaite aujourd’hui aider les plus jeunes à s’en sortir. Sur le plateau de Ça commence aujourd’hui, le chanteur a confié lui aussi avoir songé au pire.
Ce jeudi 5 novembre 2020, à l’occasion de la journée nationale de la lutte contre le harcèlement scolaire, Faustine Bollaert dédiait son émission à cette question Bilal Hassani. La journaliste avait déjà invité il y a quelques temps des professeurs à témoigner sur leurs difficultés à se faire respecter en classe. Aujourd’hui, ce sont les élèves eux-mêmes qui étaient sous les feux des projecteurs.

Faustine Bollaert a tenu tout d’abord à rendre hommage à Evaëlle. En juin 2019, cette collégienne de 11 ans mettait fin à ses jours après avoir été harcelée par des camarades de classe et par une professeure. Sur le plateau, les parents de la pré-adolescente ont raconté sa douloureuse histoire.

Le chanteur souhaite s’investir et interpelle en direct le ministre de l’Éducation.

A leurs côtés, d’anciennes victimes devenues adultes ont également témoigné, dont Bilal Hassani. Le chanteur se veut le porte-parole des victimes de harcèlement scolaires. Invité le 10 novembre 2020 sur le plateau du Quotidien par Yann Barthès, le jeune homme a d’ailleurs interpellé directement Jean-Michel Blanquer, le Ministre de l’Éducation Nationale. L’ex-représentant français à l’Eurovision souhaite en effet s’investir dans des missions de préventions au sein de l’Éducation nationale.

En attendant, c’est auprès de Faustine Bollaert qu’il s’est confié sur les heures les plus sombres de son adolescence. “On me bousculait et j’allais avoir du répondant : ‘Eh oh, tu me bouscules pas’, ou j’allais rire (…) A ce moment-là, les professeurs qui voient ça et les autres élèves se disaient : ‘Bah ça va, il s’en sort bien, il a une vraie force et puis ça l’atteint pas’ (…) alors qu’en réalité, au fond, c’était très très dur pour moi”, a-t-il confié.

Sauvé par la musique

Et le plus dur était à venir : “J’ai vécu un petit peu les scarifications, j’ai vécu des trucs que… j’étais hors de moi quand ça m’arrivait, je me rendais même pas compte que je me faisais ça. Je me suis fait du mal”.

Faustine Bollaert a voulu savoir si des idées de suicide lui avaient parfois traversé l’esprit. “Ah complètement ! Ça m’est arrivé très souvent. En fait, il y avait un moment où c’était limite quotidien. Ce pique un petit peu qui te tape dans le dos et qui te dit : ‘allez, c’est bon, c’est trop. Qu’on arrête’ et c’est vrai que c’était très tentant”, a-t-il reconnu non sans mal.

Heureusement, la musique l’a sauvé. Et c’est via son art qu’il espère diffuser ses messages d’espoir auprès des victimes de harcèlement scolaire. Le 11 novembre 2020, Yann Barthès a annoncé que l’Éducation Nationale avait sérieusement pris en compte sa demande. Les collégiens auront-ils prochainement le plaisir de rencontrer Bilal Hassani dans leurs établissements, lors de campagnes de prévention contre le harcèlement scolaire ? A suivre !