Il y a quelques années maintenant, Eddy Mitchell a participé à une réunion du Ku Klux Klan.

Comme pour Johnny Hallyday, Eddy Mitchell vouait une passion folle pour les Etats-Unis. Mais aujourd’hui, le rêve s’est plutôt transformé en cauchemar. Dans une interview accordée à nos confrères de “Notre Temps“, le chanteur a expliqué pourquoi à ce jour, sa relation avec les USA s’est détériorée. La rédaction nous a décidé de vous retranscrire ce qu’a dit exactement le père d’Eddy Moine.

Un racisme trop présent aux Etats-Unis

Durant sa jeunesse, Eddy Mitchell rêvait être une star aux Etats-Unis. Malheureusement, le rêve américain s’est vite transformé en cauchemar. Et notamment à cause d’un racisme trop présent aux USA. D’ailleurs, dans une interview, il explique pourquoi il n’aimait plus trop se rendre là-bas : “Le rêve américain, c’est fini. Je n’aime plus vraiment leur musique ni leur cinéma. Quant à la politique, ils ont eu ces dernières années le top du pire !” déclare-t-il tout d’abord. Mais ce n’est pas tout, le chanteur a également souhaité raconter une histoire de racisme, qu’il a eu du mal à accepter lors d’une enregistrement.

Alors qu’il était à Nashville, pour l’enregistrement d’un de ses nombreux albums, Eddy Mitchell a assisté à une scène incroyable. Il raconte : “Quand j’enregistrais mes disques, à Nashville, dans le Tennessee, un des guitaristes blancs a quitté la salle lorsque le chœur de l’église composée de Noirs qui devait chanter avec nous est arrivé”. Et c’est justement après cet évènement que le chanteur a tenté de comprendre pourquoi il y avait une aussi grande haine raciale dans ce pays qu’il aimait tant.

Eddy Mitchell rencontre des membres du Ku Klux Klan

C’est donc dans le but de comprendre pourquoi les Etats-Unis avaient de nombreux racistes, qu’il a décidé de faire une rencontre avec des membres du Ku Klux Klan. Pour le moins qu’on puisse dire, c’est qu’il n’en garde pas un très bon souvenir : Avec ma seconde épouse, nous avons tenté de comprendre en nous rendant à une réunion du Ku Klux Klan, en Alabama. C’était chaud ! “, a-t-il notamment avoué. Le chanteur n’en dira pas plus sur cette fameuse réunion, vous pouvez profiter de sa chanson du même nom, qui dévoile ce qu’il a pu ressentir lorsqu’il était avec les fous : “C’est sûr on ne m’y reprendra pas. Y a trop de facho dans ce pays“.

Le fils d’Eddy Mitchell ne garde pas non plus un très grand souvenir des Etats-Unis. En effet, Eddy Moine, journaliste cinéma, a expliqué à nos confrères sa première venue aux USA. Il raconte notamment une scène qu’il n’est pas prêt d’oublier : “La première fois que je suis allé aux États-Unis avec mon père, je l’ai accompagné à une convention d’armes. Je l’attendais quand je me suis retrouvé avec un fusil pointé dans le dos. Un type s’amusait. J’en garde un souvenir épouvantable”. A la rédaction nous, on peut comprendre pourquoi il est difficile pour lui d’oublier ce genre d’évènement.

Eddy Mitchell explique son nom de scène

Alors qu’Eddy Moine se souvient de sa première venue aux Etats-Unis, il n’a pas que des mauvais souvenirs avec son père et heureusement. En effet, il se souvient notamment de son enfance, bercée par des fils tous les soirs : “On évitait de dire qu’on avait une salle de projection à la maison et qu’il nous passait des films presque tous les soirs !“, se souvient notamment celui qui est devenu journaliste spécialisé dans le cinéma. Mais évidemment même s’il a choisi un nom de scène Américain, aujourd’hui, Eddy Mitchell garde une certaine distance avec le pays où le racisme est encore trop présent.

Pas question d’évoquer une seule seconde ce Ku Klux Klan : “Pour les valeurs, c’est clair : pas de racisme, pas de violence. Quant au prénom, je l’ai choisi en hommage à Eddie Constantine. Je l’ai adopté puis donné à mon fils pour qu’il y ait au moins un vrai Eddy dans la famille. Mais aujourd’hui, il n’y a plus guère que ma soeur et mon ex-femme pour m’appeler Claude !” explique notamment Eddy Mitchell. Une belle complicité père/fils. Et justement, c’est avec cette tendresse, qu’Eddy Mitchell a accepté de collaborer avec son premier fils Eddy Moine, en se livrant comme jamais dans Le Dictionnaire de ma vie, un ouvrage co-écrit avec ce dernier.

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