La vie d’Hervé Vilard n’a pas été de tout repos, c’est le moins qu’on puisse dire. Le chanteur a eu une femme dans les années 70 et aurait dû être papa. Malheureusement pour lui, la vie en a décidé autrement, la faute à un accident de voiture. Dans son livre, publié par les éditions Fayard, celui qui a été propulsé au devant de la scène grâce à sa chanson “Capri”, nous raconte ce drame :“Sortie de route. Une bagnole dans un ravin. Lalla s’en est allée, emportant avec elle ce qui devait être notre plus belle victoire” commence-t-il par dire.

Hervé Vilard poursuit son propos en expliquant que si la vie en avait été autrement, il est sur et certain que son fils serait le plus beau et le plus fort : “Notre enfant est mort. Avant de naître. Emportant avec lui mon désir de devenir un père sans passé. Il aurait fait de moi un surhomme. Je ne lui aurais pas donné d’explications. Pourquoi tant d’amours perdues ? Je le réclamais de toute mon âme, ce petit mulâtre. Sans doute m’aurait-il apporté la bravoure pour réaliser d’autres exploits. La faucheuse est entrée dans une histoire d’amour”.

Voici la raison pour laquelle Hervé Vilard ne veut pas adopter

Violé et battu à orphelinat Saint-Vincent-de-Paul où il a été envoyé dès le plus jeune âge (six ans plus précisément), Hervé Vilard a grandi comme il a pu. Un élément a pourtant bouleversé sa vie, sa rencontre avec Daniel Cordier. En effet, c’est notamment lui, qui lui permet de sortir de la rue alors qu’il a fugué à l’âge de 16 ans pour rejoindre Paris. En 1962, le marchand d’art devient le tuteur légal du jeune homme, mais il ne l’a jamais adopté. C’est le chanteur qui n’a jamais voulu : “Je m’élève contre l’adoption. J’ai refusé de l’être par Daniel Cordier”.

Selon Hervé Vilard, les adultes ne devraient pas avoir le droit d’adopter. En effet, il estime que c’est aux enfants de choisir les parents qu’ils veulent, pas le contraire : “C’est une violence. Une sentence. Ce n’est pas aux adultes d’adopter les enfants, mais aux bambins de choisir dès qu’ils auront l’âge de raison. Il y a l’émotion d’une absence sur le visage d’un enfant adopté, comme s’il était toujours prêt à partir“.