Jean-Jacques Goldman vient de perdre un ami proche avec qui il a passé plus de 20 ans. C’est dans la nuit du 23 au 24 juin 2020, après avoir lutté pendant plusieurs mois contre une maladie qui sévissait doucement, que Claude le Péron est décédé de son cancer. Musicien de génie, l’homme a été bassiste de Jean-Jacques Goldman pendant près de 20 ans. Au cours de ces années, ils étaient devenus très proches et, malgré la distance, ils entretenaient une grande amitié.

Lorsque le décès a été annoncé, les hommages qui lui ont été rendus étaient très nombreux, notamment par sa nièce qui a posté ce message émouvant sur les réseaux sociaux: “Mon oncle et mon parrain, Claude Le Péron, ont finalement perdu son combat contre la maladie. Il s’envole de rejoindre sa fille Pauline, qui a sans aucun doute très hâte de le prendre dans ses bras “.

De son côté, son fils, qui était très proche de son père, avait également décidé de lui écrire un dernier message “Salut mon papa. Tu étais si fort si courageux et dans ta vie si génial. Je ne perds pas ce papa, mais aussi mon meilleur ami, mon confident. Merci pour tout ce que nous avons partagé ensemble. Que vais-je faire sans vous? “.

Né à Fontenay-sous-Bois en 1948, et donc âgé de 72 ans, Claude Le Péron était un musicien extraordinaire. C’est en 1964 qu’il achète sa première guitare, réplique de celle de Paul McCartney afin de débuter sa carrière. Très vite, il se démarque d’abord en petits groupes puis aux côtés des plus grandes stars. Il devient bassiste de Laurent Voulzy et Alain Souchon en 1977 et se produit même sur la scène de l’Olympia en 1983.

Vint ensuite la rencontre avec Jean-Jacques Goldman au salon des Champs-Elysées, présenté par Michel Drucker, et le courant passera directement entre eux. Jean-Jacques Goldman, qui s’apprête à partir pour une longue tournée, est à la recherche d’un bassiste, mais qui a aussi des compétences vocales, une particularité pour un musicien que Claude a. De cette rencontre naissent l’amitié et la fidélité professionnelle depuis plus de 20 ans. En effet, Claude Le Péron tournera à partir de ce moment, avec Jean-Jacques Goldman et avec Michael Jones sur scène.

Un artiste brillant dont les funérailles ont été célébrées dans la petite église d’Héric, petite ville de Loire-Atlantique où ses proches et bon nombre de ses amis étaient présents pour lui rendre un dernier hommage. “On ne s’attendait pas à ce que cet élan, tous ces messages après sa disparition”, avoue, très ému, un membre de sa famille au cours de cette triste journée.

S’il était dans l’ombre d’une grande star, Claude Le Péron a une énorme carrière derrière lui et c’est avec beaucoup d’émotion que Laurent Voulzy et Alain Souchon étaient là pour saluer leur ami disparu trop tôt. De son côté Jean-Jacques Goldman, qui n’a malheureusement pas pu être présent le jour de la cérémonie, il a néanmoins souhaité adresser un dernier message à celui qui a partagé sa vie pendant près de 20 ans.

“Il est trop tôt pour se retrouver. On ne pouvait pas s’embrasser. Claude où qu’il aille, on l’aimait“, écrivait le chanteur de Je t’giving, avant de continuer “Soirées, ambassades, dans le village de campagne, des stades aux clubs pourris, ne m’en tenez pas rigueur, mais je pense que la prochaine fois que nous nous rencontrerons pour évoquer sa mémoire, nous nous moquerons tous! “.

En fait, Claude Le Péron était un bon vivant qui aimait particulièrement rire et profiter de la vie avec ses amis. Il était également devenu le fournisseur officiel de blagues pour Jean-Marie Bigard, qui est aussi un ami.

Toutes les personnes présentes ce jour-là se souviennent de quelqu’un qui a toujours eu un grand sourire et qui était très généreux, “C’était quelqu’un d’exceptionnel, désintéressé et généreux. Un jour il m’a offert une basse. Je ne l’oublierai jamais. Toujours souriant, ça m’a apporté bonne chance, car mon disque a bien fonctionné. Mais bon Alain, je ne sais pas s’il arrive aux funérailles, car il “n’a ni portable ni GPS” a confié Laurent Voulzy avec qui, Claude Le Péron avait enregistré le célèbre album Le Coeur grenadine qui avait été un énorme succès.

Quant à Alain Souchon, enfin arrivé à l’église, il a reconnu avoir “volé” Claude Le Péron à Laurent Voulzy, car il était tombé sous le charme du musicien “Oui oui, je vous l’ai volé. Et nous n’avons pas pu ne pas être amis. Il aimait la terre, les fermiers, l’histoire, la cuisine, un bon gars. Il jouait si bien que j’étais nerveux à son sujet. Il me rattrapait beaucoup de fois, enfin tout ça avant Jean- Jacques le pique “.

Et c’est donc à partir de ce jour que Claude entame une longue carrière de près de 20 ans aux côtés de Jean-Jacques Goldman avec qui il se produit sur les plus belles scènes et grandes salles de France, mais aussi à travers le monde. Concernant les fameuses collaborations du bassiste de génie, il faut ajouter qu’il a travaillé trois fois avec l’idole du jeune Johnny Hallyday lors de concerts

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Un artiste dont le nom peut ne pas sembler grand-chose aux gens ordinaires, mais qui était une véritable référence pour les musiciens et chanteurs français. Même s’il n’était jamais devenu une star, tel que nous le comprenons aujourd’hui, Claude Le Péron était très heureux et très fier de sa carrière et de sa carrière “Certains disent que nous sommes dans l’ombre. Je ne le trouve pas. Nous ‘ re plus dans la lumière. Nous voulons vraiment y aller. Si nous ne le faisons pas, nous savons que nous allons manquer quelque chose d’énorme. Nous n’avons même pas l’idée de ne pas faire une tournée avec Goldman “, a déclaré en 2003 le musicien sur le site Jean-Jacques Goldman.net, évidemment très fier d’avoir collaboré avec l’interprète de Je te donne.

Une disparition qui laisse le monde de la musique un peu orphelin quand il voit un talent extraordinaire, un ami fidèle et un homme qui a toujours eu le sourire, dont ses amis se souviennent comme quelqu’un qui aura marqué leur vie.