Jean-Pierre Pernaut prouve une nouvelle fois qu’il en a contre les politiques. A-t-il été trop loin dans ses propos ? On vous dit tout !

Jean-Pierre Pernaut , un journaliste hors normes

Un caractère bien trempé

Si vous regardez souvent la première chaine, vous ne pouvez pas passer à côté de Jean-Pierre Pernaut . En effet, ce passionné de terroir met en valeur les régions françaises dans tous ses reportages. Depuis 1988, sa manière de présenter le journal télévisé de 13 heures est unique. À soixante-dix, il estime qu’il n’a plus rien à prouver et n’y va pas de main morte. De fait, lorsqu’il a annoncé son cancer, il a pu compter sur le soutien de ses fans. Et pour cause, sa carrière suscite le respect de ses pairs et du public. En somme, qu’il soit apprécié pour son franc-parler ou critiqué pour ses joutes verbales, certains de ses dires resteront dans les annales.

En plein confinement, Jean-Pierre Pernaut ne s’est pas privé pour dire sa façon de penser. Avec son œil aiguisé, il ne laisse absolument rien passer et partage son point de vue les téléspectateurs. “Tous les événements s’annulent dans le monde mais pas les élections municipales malgré les risques” Cette petite phrase fait mouche et attaque là où ça fait mal. Sans jamais nommer personne, il critique le comportement des dirigeants par rapport au reste du monde. “En tout cas on voit beaucoup d’Italiens avec des masques, c’est le b.a-ba. de la protection. Comme en Chine, on met des masques.” Pour conclure, il en remet une dernière couche en donnant son interprétation des faits “En France, on nous dit toujours que c’est inutile peut-être parce qu’on n’en a pas.”

Le porte-parole de toute une génération

Suite à ces propos, beaucoup craignaient la réaction de la direction de TF1. En effet, elle est célèbre pour ses coups d’éclats comme le limogeage de PPDA. Pourtant, loin d’avoir peur ou de craindre que l’aventure s’arrête, Jean-Pierre Pernaut persiste et signe. On dirait que le compagnon de Nathalie Marquay cherche à provoquer pour tester les limites des dirigeants. En tout cas, il ne cautionne pas la langue de bois et fait tout pour réveiller les consciences.

Ces derniers jours, il décide d’aborder le problème marseillais. En effet, en proie à une recrudescence du nombre de cas de Covid-19, la cité phocéenne fait figure d’exemple en termes de restrictions. Citons, la fermeture des bars et restaurant à 23 heures tout comme le port du masque obligatoire partout. Pour aborder le problème, Jean-Pierre Pernaut décide d’inclure à son édition un reportage sur les laboratoires de la ville. Débordés par les demandes de test, ces derniers doivent gérer avec les moyens du bord. Et là, l’animateur préféré des Français lance une autre pique au gouvernement. C’est pourquoi, il souligne un paradoxe tout en invitant les téléspectateurs à se poser les bonnes questions. Alors que le nombre de cas ne cesse d’augmenter, il constate qu’il n’y a “toujours pas d’afflux particulier dans les hôpitaux. Alors deuxième vague ou pas ? On a du mal à suivre”