Patrick Poivre d’Arvor est accusé d’avoir abusé de sa position pour profiter de rapports charnels avec plusieurs femmes. Notamment Florence Porcel, qui porte plainte contre lui. Il rapporte aux enquêteurs des “conversations compromettantes” pour appuyer sa défense.

Patrick Poivre d’Arvor se fait discret dans les médias depuis qu’il a tenté de se défendre via ses avocats ou en se rendant sur le plateau de Quotidien. En effet, les propos qu’il y avait tenu n’avaient finalement fait que l’enfoncer. Accusé d’avoir abusé de sa position pour obtenir les faveurs de plusieurs jeunes femmes, il dément pourtant et affirme que ces relations étaient consenties. L’enquête suit son cours. Mais Le Parisien révèle que le journaliste a apporté aux enquêteurs des preuves de ce qu’il avance.

En effet, il aurait remis aux forces de l’ordre des échanges écrits entre Florence Porcel et Martine P., la lauréate d’un concours littéraire à l’initiative de Patrick Poivre d’Arvor. Et ce qu’il en ressort des passages choisis dénotent d’une admiration étourdissante des jeunes femmes pour le journaliste. Malgré ces documents, rien n’est fait. PPDA peut avoir le sentiment que sa défense se solidifie mais ces documents pourraient finalement étayer la version des plaignantes. Car elles déclaraient que Patrick Poivre d’Arvor avait une emprise sur les supposées victimes. nous fait le point avec vous dans cet article. Et rappelons avant de continuer, que la présomption d’innocence nous contraint à considérer le journaliste innocent jusqu’à preuve du contraire, et non l’inverse.

Patrick Poivre d’Arvor a été entendu par les enquêteurs

D’après Le Journal du Dimanche, PPDA aurait été entendu par les policiers chargés de l’enquête. C’est ce 23 mai que le journal dévoile cette information. Dans la foulée, Le Parisien précise que Patrick Poivre d’Arvor ne serait pas venu les mains vides. Le journal révèle aussi que deux nouvelles plaintes sont déposées à l’encontre du journaliste.

C’est en février dernier que cette affaire explose dans les médias, suite à la plainte de l’autrice et animatrice, Florence Porcel. Mais en janvier dernier elle partageait déjà un long message sur son compte Instagram, affirmant que l’histoire qu’elle raconte dans son livre, Pandorini, est la sienne.

“C’est l’histoire, banale, d’une jeune femme inexpérimentée qui fait une mauvaise rencontre. Sauf que la rencontre en question est un des hommes les plus célèbres de France. On ne va pas se mentir : c’est mon histoire. Je l’ai transformée en fiction parce que je ne peux pas donner le nom de cette rencontre, pour des raisons évidentes. Mais il me semblait important de sortir du silence.”

Deux semaines après cette exposition médiatique, Patrick Poivre d’Arvor décide de se défendre publiquement. Mais ce faisant, nous vous le disait plus haut, il s’enfonce. En effet, il disait notamment regretter le temps d’avant, celui où des “bisous dans le cou” ne faisaient pas tant d’histoire. Les réactions des internautes ont été unanimes.

Malgré tout, le journaliste insiste sur la notion de consentement. Et c’est sur ce point qu’il va donc se défendre, affirmant qu’il n’a jamais forcé personne. Quand Florence Porcel parle d’emprise, il parle de sa fascination pour lui. Et quand elle parle d’agression, il parle de consentement. Aux enquêteurs de démêler ces propos.

De nouveaux éléments retentissants

Pour étayer sa thèse, il se serait donc rendu avec des conversations à remettre aux enquêteurs qui l’auditionnaient. Ces messages sont qualifiés de “troublants” par Le Parisien. Mais tout ceci est à considérer avec prudence. D’abord pour la présomption d’innocence, des deux parties, mais aussi parce que ces discussions pourraient étayer la thèse de l’accusé comme celle de la plaignante.

En effet, si ces messages évoquent une admiration à la limite de la fascination de la part de Florence Porcel pour Patrick Poivre d’Arvor, cela pourrait permettre deux théories diamétralement opposées. Ces messages pourraient aussi bien permettre à PPDA d’appuyer sa thèse des relations consenties. Tout autant que cela pourrait appuyer la thèse de la plaignante du rapport d’emprise que le journaliste exerçait sur elle.

D’autant que PPDA n’aurait pas donné l’intégralité de ces messages aux enquêteurs. Et qu’ils seraient déjà en possession du reste. nous vous informe de cela, toujours suite aux informations révélées dans Le Parisien. Et dans ces autres messages, il serait alors question d’une toute autre facette de l’affaire. Le Parisien écrit : “elles se plaignent également du comportement déplacé du présentateur vedette et expriment avec des mots sévères leur animosité à son encontre.”

Enfin, Le Parisien conclut en indiquant que Martine P. a déjà été entendue sur ces messages et que prochainement ce sera à Florence Porcel de faire de même. Quant aux deux nouvelles plaintes déposées récemment contre Patrick Poivre d’Arvor, il n’y a toujours que celle de Florence Porcel qui échappe à la prescription des poursuites judiciaires.

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