Paul El Kharrat, atteint du syndrome d’Asperger, en est bien conscient, ce qui lui rend la vie plutôt difficile … Dans le journal l’Equipe, un édito est consacré à son histoire et à son monde.

Paul El Kharrat est un sacré personnage ! C’est dans les 12 Coups de midid que les téléspectateurs de TF1 ont eu l’occasion de s’en rendre compte …

Le jeune homme de 21 ans s’es rapidement imposé en tant que champion, il a même récolté près de 700 000 euros puis il a été éliminé.

Meme si son passage dans l’émission a été loin d’être simple pour lui, son immense culture générale a bluffé public et participants !

Paul est atteint d’une forme d’autisme que l’on appelle le syndrome d’Asperger, il a appris à s’adapter à sa maladie au quotidien, et l’évoque dans son livre Ma 153e victoire, paru le 2 septembre dernier.

Mais Paul, étudiant en licence d’histoire reste lucide sur sa condition. Dans les pages du journal L’Équipe, il dépeint même un portrait de lui très critique.

Paul (les 12 Coups de midi) a déjà pensé suicide

“Quand je me regarde, je me dis qu’il y a quelque chose qui ne va pas. (…) Les parties ne sont pas assemblées correctement”, estime-t-il. C’est d’abord physiquement qu’il se juge assez durement annonçant au passage être “très sévère” avec lui-même. “Je trouve que mon cou et ma tête pèchent”, constate-t-il. Mais un autre complexe le ronge : son incapacité à prendre du poids, lui qui pourtant a “besoin de manger en permanence”. “Je suis torturé psychologiquement”, synthétise-t-il.

C’est d’ailleurs bel et bien son esprit « différent » qui le pousse à se dépeindre ainsi.

Son syndrome lui donne “des désagréments sensoriels en permanence ».

Rien ne peut être dissimulé à Paul car il “entend les gens parler à voix basse(…), il entend même parfois, des choses pas très aimables sur (lui)”. “Ça stupéfait toujours”, reconnaît-il.

Cela lui permet aussi de fair elle tri plus rapidement dans son entourage car, même s’il pense avoir beaucoup de défauts, il en trouve aussi chez les autres et a beaucoup de mal à accorder sa confiance.

“Au moins on voit vraiment si la personne est digne d’être notre ami. Bon, généralement, elle est indigne !”, lâche-t-il brutalement. Heureusement, “il arrive que j’entende des choses très sympas. » conclut-t-il.

Lui qui n’a pas sa langue dans sa poche a aussi donné son avis sur Jean-Luc Reichmann à nos confrères de Télé Loisirs. Il explique que la vedette de la première chaîne se comportait comme un “chef” sur le plateau. “Je ne fais pas de censure, si quelque chose me dérange, je ne vais pas dire que les bons côtés d’une personne !”, avoue-t-il. Avec ce que j’ai pu dire sur lui, il aurait pu se fâcher. C’est plutôt une bonne nouvelle qu’il l’ait bien pris”, a aussi déclaré Paul, qui craignait un peu de se le mettre à dos.